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démocratie, élections, intelligence, mensonges, révolte, trahison.
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Journal l'anarchie n°47 - Albert Libertad - 1er mars 1906.
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Le criminel, c'est l'électeur !
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Elections présidentielles 2007 - Le Peuple souverain est le vrai criminel inconscient et naïf. Tu vote pour devenir ta propre victime. Tu es le subalterne. Toi le Souverain, que l'on dupe. Les discours t'encensent. Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries : sois satisfait, en attendant d'être fusillé aux colonies, d'être massacré aux frontières, à l'ombre de ton drapeau.
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Elections présidentielles 2007- Tu te plains de la police, de l'armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d'atelier et d'usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.
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La société matérialiste n'aime pas l'intelligence car les profiteurs ne sont pas les plus intelligents. Leurs intelligence est tournée vers eux mêmes... il est difficile d'être intelligent quand on est égoïste car l'intelligence nous ouvre l'esprit aux autres et à la communication. - L'intelligence trouve difficilement sa place dans le capitalisme car l'intelligence est un investissement pour l'avenir, pour le progrès. Le capitalisme, c'est le profit à court terme... c'est la boulimie aux dépends des autres... l'intelligence conduit au contraire à respecter l'autre et à respecter la vie.
La révolte est un droit devant l'oppression. Te révolter, c'est vouloir reprendre le pouvoir sur ta vie. C'est déposséder les voleurs de leur butin. C'est récupérer les outils pour rebâtir ta vie. - Jusqu'où supporteras de te voir abaissé avant que tu ne te révoltes ? T'aimes-tu toi même, si tu ne te révoltes pas ? Si tu n'obtiens pas justice, si tu perds ta dignité, si tu perds l'honneur, alors, n'hésites pas : coules le bateau des pirates.
Ce monde est un spectacle qui mets en scène des acteurs qui te font vivre un rêve où tu seras toujours spectateurs ou guichetier ou placeur... mais tu n'en tireras jamais profit pour toi même. Cette mise en scène du statut social est une trahison. Lèves-toi et montes sur scène... devient acteur... refuses la trahison... tu y as droit toi aussi à ta place dans la société... et pas comme figurant. - La justice des riches contre le malheur des pauvres est une trahison... Ce monde est aussi le tien. Réclames la justice et l'équité pour toi aussi.
Les élections conduisent à une tromperie des électeurs par une surenchère des promesses qui ne sont jamais tenues en fin de compte. - Les forces dominantes qui se répartissent les pouvoirs se servent d'une caution dite "démocratie" où une population a le sentiment de déléguer des pouvoirs en son nom et pour son intérêt entre les mains d'une minorité qui en tire les avantages.
Les mensonges des riches est le salaires qu'ils donnent aux pauvres... un salaires fait d'espoirs et de vents... ils vous font croire à leur générosité... faites cela pour eux... car eux font rien de ce vous pouvez faire à leur place. - En zone rurale, le mensonge est partout... il sert la naïveté du nouveau venu... du simple d'esprit... de celui qui leur fait confiance... plus l'oppresseur est puissant, plus le mensonge est gros...
La démocratie est généralement un leurre destiné à faire accepter à l'ensemble d'une population la prise de pouvoir d'une ou plusieurs classes dominantes en faisant croire à cette populations que le pouvoir est exercé en leur nom et dans leur intérêt. - La démocratie est une imposture telle qu'elle est exercée car les engagements d'agir au nom et dans l'intérêt de tous les électeurs ne sont jamais tenus.
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Elections présidentielles 2007 - Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l'employé fidèle, le serviteur dévoué, le paysan sobre, l'ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau.
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Le criminel, c’est l’électeur !

C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime.

Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?

Tu le sais et tu t’en plains ! Tu le sais et tu les nommes ! Les gouvernants quels qu’ils soient, ont travaillé, travaillent et travailleront pour leurs intérêts, pour ceux de leurs castes et de leurs coteries.

Où en a-t-il été et comment pourrait-il en être autrement ? Les gouvernés sont des subalternes et des exploités : en connais-tu qui ne le soient pas ?

Tant que tu n’as pas compris que c’est à toi seul qu’il appartient de produire et de vivre à ta guise, tant que tu supporteras, - par crainte,- et que tu fabriqueras toi-même, - par croyance à l’autorité nécessaire,- des chefs et des directeurs, sache-le bien aussi, tes délégués et tes maîtres vivront de ton labeur et de ta niaiserie. Tu te plains de tout ! Mais n’est-ce pas toi l’auteur des mille plaies qui te dévorent ?

Tu te plains de la police, de l’armée, de la justice, des casernes, des prisons, des administrations, des lois, des ministres, du gouvernement, des financiers, des spéculateurs, des fonctionnaires, des patrons, des prêtres, des proprios, des salaires, des chômages, du parlement, des impôts, des gabelous, des rentiers, de la cherté des vivres, des fermages et des loyers, des longues journées d’atelier et d’usine, de la maigre pitance, des privations sans nombre et de la masse infinie des iniquités sociales.

Tu te plains ; mais tu veux le maintien du système où tu végètes. Tu te révoltes parfois, mais pour recommencer toujours. C’est toi qui produis tout, qui laboures et sèmes, qui forges et tisses, qui pétris et transformes, qui construis et fabriques, qui alimentes et fécondes !

Pourquoi donc ne consommes-tu pas à ta faim ? Pourquoi es-tu le mal vêtu, le mal nourri, le mal abrité ? Oui, pourquoi le sans pain, le sans souliers, le sans demeure ? Pourquoi n’es-tu pas ton maître ? Pourquoi te courbes-tu, obéis-tu, sers-tu ? Pourquoi es-tu l’inférieur, l’humilié, l’offensé, le serviteur, l’esclave ?

Tu élabores tout et tu ne possèdes rien ? Tout est par toi et tu n’es rien.

Je me trompe. Tu es l’électeur, le votard, celui qui accepte ce qui est ; celui qui, par le bulletin de vote, sanctionne toutes ses misères ; celui qui, en votant, consacre toutes ses servitudes.

Tu es le volontaire valet, le domestique aimable, le laquais, le larbin, le chien léchant le fouet, rampant devant la poigne du maître. Tu es le sergot, le geôlier et le mouchard. Tu es le bon soldat, le portier modèle, le locataire bénévole. Tu es l’employé fidèle, le serviteur dévoué, le paysan sobre, l’ouvrier résigné de ton propre esclavage. Tu es toi-même ton bourreau. De quoi te plains-tu ?

Tu es un danger pour nous, hommes libres, pour nous, anarchistes [sic]. Tu es un danger à l’égal des tyrans, des maîtres que tu te donnes, que tu nommes, que tu soutiens, que tu nourris, que tu protèges de tes baïonnettes, que tu défends de ta force de brute, que tu exaltes de ton ignorance, que tu légalises par tes bulletins de vote, - et que tu nous imposes par ton imbécillité.

C’est bien toi le Souverain, que l’on flagorne et que l’on dupe. Les discours t’encensent. Les affiches te raccrochent ; tu aimes les âneries et les courtisaneries : sois satisfait, en attendant d’être fusillé aux colonies, d’être massacré aux frontières, à l’ombre de ton drapeau.

Si des langues intéressées pourlèchent ta fiente royale, ô Souverain ! Si des candidats affamés de commandements et bourrés de platitudes, brossent l’échine et la croupe de ton autocratie de papier ; Si tu te grises de l’encens et des promesses que te déversent ceux qui t’ont toujours trahi, te trompent et te vendront demain : c’est que toi-même tu leur ressembles. C’est que tu ne vaux pas mieux que la horde de tes faméliques adulateurs. C’est que n’ayant pu t’élever à la conscience de ton individualité et de ton indépendance, tu es incapable de t’affranchir par toi-même. Tu ne veux, donc tu ne peux être libre.

Allons, vote bien ! Aies confiance en tes mandataires, crois en tes élus.

Mais cesse de te plaindre. Les jougs que tu subis, c’est toi-même qui te les imposes. Les crimes dont tu souffres, c’est toi qui les commets. C’est toi le maître, c’est toi le criminel, et, ironie, c’est toi l’esclave, c’est toi la victime.

Nous autres, las de l’oppression des maîtres que tu nous donnes, las de supporter leur arrogance, las de supporter ta passivité, nous venons t’appeler à la réflexion, à l’action [sic].

Allons, un bon mouvement : quitte l’habit étroit de la législation, lave ton corps rudement, afin que crèvent les parasites et la vermine qui te dévorent. Alors seulement du pourras vivre pleinement. Journal l’anarchie - Albert Libertad - 1er mars 1906

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mis à jour le 31 mars 2007 et créé le 31 mars 2007 par Gavroche}
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